Actualités Mer et marine

  1. A l’issue de sa refonte à mi-vie, le porte-avions Charles de Gaulle est en phase de remontée en puissance en vue de son prochain déploiement, début 2019, avec l’ensemble du groupe aéronaval français. L’occasion de faire le point sur l’activité du bâtiment, notamment la campagne de l’école de l’aviation embarquée, les modernisations dont il vient de bénéficier ainsi que les composantes de son groupe aérien embarqué (GAé). Voici les liens vers des reportages et articles spécifiques :

  2. La semaine dernière, nous avons pu embarquer à bord du Charles de Gaulle, actuellement en phase de remontée en puissance. L'occasion de voir à l'oeuvre l’école de l’aviation embarquée (ÉAE) et de constater les évolutions intervenues au cours du second Arrêt Technique Majeur (ATM) du porte-avions, qui s’est officiellement terminé début novembre. 

  3. Depuis le retrait du service des derniers Super Etendard Modernisés (SEM), à l’été 2016, la chasse embarquée française est uniquement constituée de Rafale Marine. L’aéronautique navale en aligne aujourd’hui 41. Ils sont répartis au sein des flottilles 11F, 12F et 17F, basées à Landivisiau, quelques appareils étant affectés à l’escadron de transformation de Saint-Dizier, commun avec l'armée de l'Air. S’y ajoute un 42ème avion, le M1, qui sert depuis des années de banc d’essais en vol pour le développement des nouveaux standards du Rafale.

  4. En plus de ses Rafale Marine, le Charles de Gaulle embarque habituellement deux avions de guet aérien lors de ses déploiements. Il s’agit d’E-2C Hawkeye, des avions radar de conception américaine. L’aéronautique navale française en compte trois, regroupés au sein de la flottille 4F, basée à Lann-Bihoué, près de Lorient. Achetés aux Etats-Unis, ils ont été respectivement livrés par l’avionneur américain Northrop Grumman en 1998, 1999 et 2004. Le troisième avait été réceptionné au standard Hawkeye 2000, auquel ont été portés les deux autres en 2006 et 2007.

  5. L’hélicoptère Caïman Marine, version française du NH90 NFH, est le tout dernier ajout au groupe aérien embarqué (GAé) du Charles de Gaulle. Les premiers appareils de ce type sont opérationnels dans la Marine nationale depuis 2011, d’abord livrés dans un standard intérimaire (Step A). Il s’agissait de remplacer en urgence les derniers Super Frelon, hors d’âge, dans leurs missions de sauvetage en haute mer et de transport opérationnel, tout en disposant d’une première capacité de surveillance maritime (radar, boule optronique) et de lutte antisurface.

  6. Ce n’est pas la composante la plus visible du groupe aérien embarqué, quoiqu’omniprésente à bien y regarder, mais c’est un élément indispensable des manœuvres aériennes du Charles de Gaulle. Depuis la mise en service du bâtiment, les hélicoptères de la flottille 35F font systématiquement partie du GAé. Ils participent notamment à la sécurité des opérations d’appontage et de catapultage. Dès que des Rafale ou Hawkeye partent du Charles de Gaulle où y reviennent, l’une des machines de la 35F est en l’air, évoluant non loin du navire, sur son côté bâbord, celui de la piste oblique.

  7. Hier, mardi 11 décembre 2018, en milieu de journée, l’Etat-Major de la Zone de Défense Sud-Est (Marseille), demande le concours d’un moyen aérien auprès du Centre des Opérations Maritimes de Toulon (COM), pour effectuer des transferts médicalisés de trois nourrissons entre les aéroports de Nice et de Bastia.